Les femmes sont faites pour être aimées.

Les femmes sont faites pour être aimées , non pour être comprises.(Oscar Wilde)

07 avril 2009

Post avortement.

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C'est venu,tout doucement sans faire de bruit.Sans m'en rendre compte vraiment.J'ai d'abord été sous le choc en apprenant la nouvelle.Et ma première réaction a été de pleurer avec résignation mais très vite j'ai pris mon courage à deux mains.Il fallait agir vite.Je n'avais même pas réfléchi et ma décision était déjà prise.J'ai téléphoné à la première personne qui pouvait m'aider tout de suite:ma voisine du dessus.

Elle m'a accompagné au planning familial où on m'a expliqué les démarches à suivre.J'ai encore un peu pleuré puis j'ai continué ma vie tranquilement.En allant aux cours... mais mon corps me trahisait.Je me sentais étourdie,fatiguée,nausséeuse.Je n'ai plus pleuré jusqu'à la visite chez le gynécologue le lundi.Puis tout est allé très vite et le doute s'est installé.Mais la machine était déjà en marche.

Je n'étais pas sûre du "papa" mais quand j'ai su mon coeur a explosé de tristesse.

Avec lui, j'avais déjà parlé d'une grossesse supposée.Je lui faisais part de mes doutes et lui disait que si ça arrivait un jour,aussi jeune que j'étais,je n'étais pas sûre d'avoir la force d'avorter.Sur ce il répondait que les gossses c'était horrible.

Quand j'ai eu la cofirmation que c'était bien de lui,je lui ai tout de suite téléphoné.Je ne lui ai jamais rien caché.Sa réaction m'a blessée et je n'ai eu envie que d'une seule chose:Me débarasser de ce "truc" pour que tout redevienne comme avant.

Hélàs,rien n'est comme avant...

Le mercredi j'ai pris les médicaments pour stopper l'évolution du foetus.Un acte très violent quand on pense que 'j'ai du le faire devant le médecin et que trois petits malheureux comprimés suffisent à anéantir une "chose" si complexe.

Vendredi, je suis entrée à l'hôpital et il y a eu l'expulsion.

Expulsion. . . quel mot rebutant.

Mais comment dire autrement?

Et j'ai vu ce que j'avais refusé.J'ai rejetter quelque chose qui était en moi et maintenant. . . j'en pleure,j'en crève.

Je me sens abandonnée.

Le "père" est parti à Paris.Il n'a pas compris à quel point je souffrais et que j'avais besoin de sa présence.Il n'a rien compris à ce qu'il m'arrivait,il ne sest pas rendu compte.Tout est allée tellement vite.Et puis il y a ma meilleure amie,mon entourage qui ne savent pas.Les cours,la vie qui continue,ma mère qui est malade et qui n'a pas besoin de soucis supplémentaires.Etc etc...

Les témoignages font état de réactions post-abortives diverses : du sentiment premier de libération ou de soulagement, elles passent au regret, à la culpabilité, à la détresse et, dans les cas extrêmes, au suicide.

La qualité et l’intensité des réactions de la femme à L'avortement sont fonction d’un grand nombre de variables : les circonstances dans lesquelles l'avortement a été envisagé, l’âge et la maturité de la femme, son contexte socioculturel, son arrière-plan religieux ou philosophique. Les statistiques sont, à cet égard, très difficiles à établir pour plusieurs raisons : beaucoup de médecins ne s’intéressent pas à ces questions ou les occultent, car elles sont culpabilisantes pour eux ; bien des femmes cachent ce qu’elles ressentent, et parfois les réactions de regret ou de culpabilité n’apparaissent que plusieurs années après l'avortement. Le syndrome post-avortement est dans notre société volontairement occulté.

En outre, bien souvent, le remords ne s’extériorise pas parce qu’on a peur de " perdre la face " devant les autres.

Posté par vera_s à 19:46 - Journal intime - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

génial cette image !

Posté par Rood., 07 avril 2009 à 19:53

(et la citation d'oscar wilde aussi!)

Posté par Rood., 07 avril 2009 à 19:54

cette article m'a toute retourné. Si cela vous est arrivé, je vous souhaite bien du courage et mes sentiments les plus sincères.

Posté par sel, 28 mai 2009 à 22:49

_Je suis contente que ta vie côtoie la sienne. Tu as l'air bien en sa compagnie, et lui aussi, il me semble._Une ombre te poursuit, ne te laisse pas dévorer par elle.

Posté par cette voisine, 30 juin 2009 à 14:38

poulala ça doit vraiment être horrible à vivre

Posté par bukiyou, 10 juillet 2009 à 11:28

C'est assez etrange ... Je tombe sur ton blog dans un total hazard, et je vois ce titre d'article "post avortement" assez provocateur, assez vraie dans tes mots, tu expliques sans te cacher tout ce qui t'es arrivée ... Une foule d'emotions est remonteés en moi. Alors toi aussi tu es entrée a l'hopital un vendredi ...

Posté par Lucie, 05 août 2009 à 11:29

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